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BattleKart : d’un projet étudiant à un succès mondial

Depuis son enfance, Sébastien Millecam rêvait de devenir inventeur. Ni dirigeant, ni entrepreneur. Aujourd’hui âgé de 36 ans, le fondateur de BattleKart se définit toujours comme un inventeur, même s’il cumule ces trois rôles à la fois. 

BattleKart a vu le jour dans le cadre de son projet de fin d'études – alors qu'il était encore étudiant à la Faculté d'ingénierie de l'Université de Mons – sous la forme d'un mélange entre un kart électrique, un jeu laser et la réalité augmentée. Sébastien Millecam s’est lancé dans cette aventure en 2015, avec 10 000 euros d’économies, un loyer de 10 000 euros par mois et une commande de 100 000 euros pour les karts. « Avant cela, mon achat le plus important avait été la voiture de mes parents, d’une valeur de 2 500 euros. J’ai pesé le pour et le contre, et je me suis lancé. » 

Une idée visionnaire 

L’idée de départ était de « transposer les codes du jeu vidéo à une échelle grandeur nature ». Tout le reste n’était que détails techniques : 336 capteurs, 52 vidéoprojecteurs, une précision de localisation au centimètre près à pleine vitesse, tout cela a été développé de A à Z… et breveté de surcroît ! « Nous visons le long terme et le marché international, en veillant à ce que notre concept soit durable et évolutif : le développement en interne est ce qui nous permet d’agir rapidement. » Un autre défi consistait à rendre cette technologie complexe facile à utiliser, partout dans le monde. « Nous avons des franchises partout en Wallonie qui fonctionnent de manière autonome. Si un projecteur tombe en panne, le personnel doit pouvoir le remplacer en moins de 10 minutes.» 

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La pandémie de Covid-19 a failli tout faire capoter. Alors que les franchises étaient signées, les sites en cours de construction et les loyers à payer. « Abandonner était tout simplement impensable. » Les réserves de trésorerie ont permis de sauver la mise. Pour poursuivre son expansion, Sébastien Millecam, « perfectionniste invétéré », a ajouté une nouvelle corde à son arc: « Apprendre à déléguer. Cela implique d’embaucher des personnes fiables, de leur faire confiance et d’accepter que tout ne se passe pas exactement comme on le souhaite.» Aujourd’hui, BattleKart compte 77 centres dans 12 pays répartis sur quatre continents – de l’Australie au Mexique – avec pour objectif d’atteindre 2 500 centres à travers le monde. 

WAB Magazine

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