En seulement 25 ans, le Port Autonome du Centre et de l’Ouest est devenu le 6e port fluvial en Europe. Rencontre avec sa directrice, Christelle Kozak, pour en savoir plus sur les 174km de sites le long de la voie d’eau.
Connaissez-vous le Port Autonome du Centre et de l’Ouest ? Si vous travaillez dans le domaine de la logistique, vous avez probablement déjà dû en entendre parler. Il s’agit du sixième port fluvial européen. « Avec plus de 7 millions de tonnes transbordées par an, on dépasse en termes de résultats des ports fluviaux comme Lille ou Bruxelles. Nous avons des résultats assez exceptionnels pour un jeune port et nous sommes en croissance », avance Christelle Kozak, la directrice du Port Autonome du Centre et de l’Ouest (PACO).
Le Port Autonome du Centre et de l’Ouest a vu le jour en 1999. Ce sont 174 km de sites le long de la voie d’eau (sur les 450 km que comprend la Wallonie). Le PACO couvre trois territoires : le Hainaut, la Wallonie Picarde et Mons-Borinage, et il se compose de 67 sites. « Nous avons donc un territoire beaucoup plus étendu qu’un port qui est centré sur une ville », précise la directrice.
« La mission principale du Port Autonome du Centre et de l’Ouest est le développement et la promotion du report modal, qui se traduit par l’aménagement, la gestion, l’exploitation et la cession des zones portuaires qui lui sont confiées. On va donc regarder, le long de la voie d’eau, les terrains qui sont à vocation portuaire. Il y a deux types de terrains : soit des terrains au bord de l’eau sur lesquels on va amener une industrie ou une activité logistique ; soit des sites industriels qui auraient une possibilité de report modal et on va voir s’il est possible de les entraîner vers le report modal », détaille Christelle Kozak.
Les avantages de la navigation fluviale
Elle reconnait que le report modal via la navigation fluviale est victime d’a priori négatifs mais pour Christelle Kozak, le report modal comprend de nombreux avantages. « Tout d’abord, il y a un intérêt économique pour les entreprises. Ensuite, le grand intérêt est la décarbonisation. C’est un bateau à la place d’une trentaine de camions sur les routes. Cela a donc un impact direct sur le CO2 mais aussi sur le niveau sonore et les risques d’accident », précise-t-elle.
Le PACO a d’ailleurs inclus des clauses environnementales dans le choix des candidats ainsi que des clauses sociales et de circularité. « On fait très attention à ce que les entreprises qui s’installent aient un minimum de camions et un maximum de report modal. On est à moins de 5% d’utilisation de la route sur nos sites », ajoute Christelle Kozak.
Plusieurs secteurs sont présents au PACO. « Nous avons des entreprises dans le secteur pétrochimique, des entreprises de logistique ainsi que des carriers… Mais nous pouvons pratiquement tout transporter par voie fluviale. »
Et le PACO ne cesse de se développer. « Nous avons 6 terminaux qui vont être terminés dans les 5 prochaines années. Cela correspond à un terminal par an qui va être opérationnel. Nous avons aussi un plan de 24 zones à réaménager ou à recréer. Mais nous avons aussi beaucoup d’opportunités avec les infrastructures existantes sans pour autant devoir s’étendre de façon exponentielle », conclut-elle.
Isabelle Anneet (AWEX)
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